To blog or not to blog... That is the
question...
Vous avez sûrement remarqué que j'écrivais
beaucoup moins depuis quelque temps. Aussi surprenant que cela puisse paraître,
je manque de temps. J'arrive souvent à la maison vers 19h00, le temps de
souper, ensuite il faut coucher les enfants, puis je passe un peu de temps avec
ma blonde pour écouter la télé et discuter un peu et il est déjà 22h00 et il
faut se coucher car la journée recommence à 6h00 le lendemain matin.
Donc, le seul temps où j'ai un peu de temps pour
vous écrire, c'est la fin de semaine, ce qui fait que je peux écrire une fois
par semaine seulement. Je me demande honnêtement si c'est suffisant pour vous
intéresser. J'ai peur que vous trouviez ça long d'attendre une semaine complète
avant d'avoir des nouvelles. En plus, je dois avouer que je manque un peu
d'inspiration, je ne sais pas trop quoi vous raconter. Y'a tellement d'action
et de choses qui se passent dans une seule journée à mon travail que j'ai de la
difficulté à faire le tri entre ce qui pourrait vous intéresser vraiment et ce
qui est anodin.
En plus, rendu à la fin de semaine, j'ai
sûrement oublié plusieurs choses qui sont arrivées durant la semaine. Pour vous
donner un petit aperçu, voici une liste de quelques uns des évènements
marquants de la semaine lancés un peu en pagaille:
- Un chauffeur a accroché un viaduc en Ohio et a
brisé le toit de sa remorque sur une distance d'environ un mètre, donc, l'eau
entrait à flot dans sa remorque.
- Un chauffeur a reculé dans une auto dans le stationnement d'un de nos clients
réguliers.
- Une personne nous a appelé pour se plaindre qu'un chauffeur lui "coupait le
chemin" et zigzaguait devait elle pour lui faire peur en lui faisant un doigt
d'honneur.
- Un nouveau chauffeur s'est complètement perdu dans la ville de Montréal en
pleine heure de pointe lundi après-midi lors de son premier voyage pour nous,
une personne au bureau a passé près d'une heure au téléphone avec lui pour le
guider et le sortir de là.
- Un des voyages qui devait partir dimanche passé pour aller jusqu'à Baltimore
au Maryland a été annulé parce qu'un fournisseur du client où on est allé
ramasser le chargement a émis une saisi sur le matériel parce que le client en
question lui devait beaucoup d'argent.
- Un chauffeur a fait une crevaison sur son camion au Wisconsin.
- Un chauffeur a menacé de revenir vide parce que ça faisait 2 heures qu'il
attendait pour avoir un voyage de retour dans le Maine et j'ai dû le remettre à
sa place.
- Un chauffeur a livré en Alberta mardi matin, on lui a trouvé un voyage de
retour jeudi qui devait être chargé en soirée. Vendredi il n'était toujours pas
chargé, on a contacté ceux qui nous avaient vendu le voyage, finalement, il
devait être chargé vendredi soir vers 20h. Samedi matin il m'a appelé pour me
dire qu'il n'était toujours pas parti de là.
- Problèmes avec le moteur d'un de nos camion qui a dû passer 2 jours au
garage.
et plusieurs autres évènement que j'oubli sûrement.
Heureusement, on a juste une flotte d'une
trentaine de camions... Mais l'évènement le plus marquant de la semaine a
sûrement été celui-ci:
Jeudi, j'avais un chargement qui devait partir
pour être livré vendredi matin dans le Massachusetts. Comme le moteur du camion
d'un de mes chauffeurs qui couvre les USA était brisé, je n'avais plus personne
pour faire ce voyage. Deux filles travaillent pour nous en alternance (chacune
une semaine sur le même camion). Après avoir étudié toutes les possibilités,
celle qui ne travaillait pas cette semaine était mon dernier recours. Je
l'appel donc pour lui demander si elle pouvait me dépanner si je lui trouvais
un camion. Elle me dit qu'elle a un rendez-vous vendredi et qu'elle ne peut
pas. Je lui demande si elle peu voir si elle ne pourrait pas changer son
rendez-vous car j'ai vraiment besoin. Elle me rappel et me dit qu'elle va
m'aider et qu'elle a pu remettre son rendez-vous à lundi.
Après avoir fait plusieurs pirouettes pour lui
dénicher un camion, et quelques "switch" de camions plus tard avec un autre
chauffeur, elle fini par partir pour les États-Unis vers 18h00. Je suis
soulagé, mon voyage va se faire.
Vendredi matin, elle m'appel et me dit qu'il n'y
a pas de PARS dans ce camion là. Qu'est-ce qu'un PARS? C'est un code barre que
l'on place sur les documents de douanes lorsqu'on charge une cargaison aux
États-Unis pour que cette cargaison soit "dédouanée" et que l'on puisse
traverser les douanes avec. Le hic, c'est que le chauffeur doit avoir le code
barre ORIGINAL avec lui pour se présenter aux douanes.
Je lui dit qu'on va quand même charger le voyage
de retour que je lui ai trouvé et qu'on va tenter notre chance quand même. Elle
me fax les documents que je dois envoyer au courtier en douane. Je place le
PARS sur les papiers et je lui en fax une copie. On se dit qu'en expliquant la
situation au douanier, il v peut-être nous laisser passer même si elle n'a pas
l'original. Heureusement, elle va revenir par la douane de Armstrong (Jackman)
et cette douane n'est pas très loin. Donc si on a un problème, on sera pas trop
loin si jamais on doit se rendre sur place.
Comme à peu près tous les vendredis, j'arrive à
la maison vers 20h00-20h15. Ma blonde, qui travaille avec moi, reste au bureau
pour m'aider et on arrive ensemble. On doit donc aller chercher les enfants qui
sont chez leur grand-mère. Pendant que nous sommes là, mon cellulaire sonne,
c'est la fille en question qui m'annonce qu'elle est bloquée aux douanes et que
le douanier lui dit qu'elle a deux choix, soit elle laisse la remorque là et on
règle ça lundi, soit quelqu'un vient lui porter les papiers originaux.
Heureusement, j'avais prévu le coup et j'avais apporté les papiers avec moi au
cas où. Et comme je suis un répartiteur qui ne laisse pas tomber ses
chauffeurs, je dois me rendre sur place pour lui apporter les papiers. J'habite
à un peu plus d'une heure de la douane en question et il est environ 20h45.
Ni une ni deux, le plus vieux va dormir chez un
ami et on va apporter le plus jeune avec nous. Il a déjà souper et de toute
façon, il va probablement dormir tout au long du trajet. On arrête dans un
petit casse-croûte et on se ramasser quelque chose à manger sur la route. Comme
prévu, après 10 minutes, le bébé dort dans son siège et il dormira tout au long
du trajet en question. On arrive sur place vers 22h00, je lui remets les
papiers et je me remets sur le chemin du retour. On arrête se prendre un beigne
et un café et on rentre à la maison vers 23h30.
Samedi matin, mon téléphone sonne. C'est encore
la chauffeuse en question. Elle me raconte qu'elle est rentrée chez elle à 5h00
du matin. Normalement, si tout c'était bien passé, elle aurait rentrer vers
1h00. Elle me raconte donc ce qui s'est passé. Lorsqu'elle est arrivée chez le
client, le terrain était un peu mou à cause de la pluie et elle est restée
prise dans la cour. Elle a donc appelé son amie qui est celle qui fait l'autre
semaine de travail avec elle sur le même camion pour lui demander son aide.
Cette amie a dû retourner au bureau pour prendre son camion car elle venait de
rentrer de sa semaine de travail et elle est allé la sortir de là. Pas besoin
de vous faire un dessin, vous imaginez sûrement la scène, les deux filles à
3h00 du matin en train de "gosser" pour sortir le camion de là... et ce, après
avoir fait toutes les deux une longue journée de travail... Pour avoir déjà
vécu des expériences semblables, le langage utilisé devait sûrement être très
"saints". 
Le pire, c'est que je me sentais un peu mal, la
pauvre m'avait rendu service et ça s'est terminé péniblement. Heureusement,
tout le monde est sain et sauf et la cargaison est maintenant aux portes de
l'entrepôt du client. Pas besoin de vous dire que je l'ai remerciée à plusieurs
reprises depuis jeudi et que je lui ai répété samedi matin au téléphone que
j'étais très reconnaissant qu'elle m'ai rendu service et que j'allais m'en
souvenir.