TruckerStef

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vendredi 4 juillet 2008

Réponse aux commentaires

C'est bizarre mais moi je ne trouve pas que notre niveau de service est très élevé. Au contraire, j'ai vraiment pas l'impression que j'en ai pour mon argent. Y'a beaucoup trop d'argent qui se perd en bureaucratie et pas assez qui se rend au service proprement dit.

Assurance santé... parlons-en... la qualité du service est tellement pauvre que c'est rendu que j'hésite à me rendre à l'hôpital pour me faire soigner parce que ça ne me tente pas d'attendre pendant 12 heures pour rien. Si on fait un petit calcul rapide, pour une personne qui gagne 40000$/années, elle paie environ 4500$ d'impôt. Puisque la moitié du budget va à la santé, ça veut dire que cette personne donne 2250$ juste pour la santé à chaque année. À ce prix là, tu peux te payer une bonne assurance privée. Et qui dit assurance privée dit qualité et surtout rapidité de service. Genre une salle d'attente d'hôpital où il n'y a même pas de chaise. Ça existe, je l'ai vu au États-Unis. Alors pourquoi ceux qui peuvent se le payer n'ont pas le droit de le faire? Quand on ne paie pas pour un service, on n'a pas conscience de la valeur de ce service et on en abuse.

Il faut que j'en ajoute encore un peu sur la santé... Pour ceux qui ne le savaient pas encore, je suis diabétique de type II. J'ai été "officielement" diagnostiqué il y a environ 8 mois. Vu mon état de santé, je devrais être suivi par un médecin régulièrement et je devrais avoir des prises de sang tous les 3 mois. Je devrais aussi rencontrer une infirmière qui devrait me "coacher" afin de m'aider à contrôler mon diabète. J'aurais aussi dû voir un ophtalmologiste car le diabète cause souvent de graves problèmes aux yeux, au point de devenir aveugle. Ça fait 8 mois et j'attends encore mon rendez-vous avec un ophtalmo, je vais devoir y aller en clinique privé sinon j'attendrai encore longtemps. Ça fait 6 mois que j'ai pas vu mon médecin et que je n'ai pas eu de prise de sang et j'ai rencontré une infirmière une seule fois. Alors pour la santé... on repassera...

Pour ce qui est de l'éducation... avez-vous regardé la piètre qualité des bâtiment de nos écoles? Et ça c'est sans regarde la pauvre qualité des cours d'école. Pas de terrain de baseball ou de football, pas de piste d'entraînement, etc... et encore pire, beaucoup de décrocheur ou d'étudiant qui prennent 4 ou 5 ans pour compléter un cours collégial qui devrait en prendre 3. Encore là, quand on ne paie pas pour un service, on a pas conscience de sa valeur et on en abuse... si on devait payer le vrai prix pour l'éducation, on s'arrangerait pour que ça se fasse le plus vite possible et on s'en irait sur le marché du travail au plus tôt, mais pour l'instant, plusieurs abusent du système en étirant leurs études que "JE" finance par mes impôts. Je n'ai rien contre la gratuité de l'éducation, au contraire, je crois que ça devrait être gratuit mais pour quoi je financerais 4 ou 5 années d'études pour un cours qui doit se faire en 3 ans? Si on limitait la durée des études financés, peut-être qu'on économiserait assez pour investir cet argent dans les infrastructures. De la même façon, si on abolissait les commissions scolaires et qu'on diminuait la bureaucratie du système d'éducation actuel, les dizaines de millions économisées chaque année pour être mieux investi. Et ça c'est sans compter que notre système d'éducation est de plus en plus fait pour les filles et détruit complètement la masculinité... mais ça j'en reparlerai une autre fois...

Pour les programmes sociaux... encore là, je n'ai rien contre, même que je trouve qu'on devrait en donner plus à ceux qui en ont vraiment besoin. Mais on en donne beaucoup trop à une grande majorité qui serait capable de travailler autant que moi. Quand c'est rendu que le monde aiment mieux rester sur le BS parce que c'est plus payant que d'accepter une job à 10$/heure... y'a vraiment un problème. Et je parle en connaissance de cause, ma blonde était sur l'aide social quand je l'ai rencontrée, elle était mère monoparental et n'avais pas le choix, c'était la seule issue. Elle suivait des cours collégiaux et avait droit à une indemnité de déplacement ainsi qu'à un "bonus" parce qu'elle était aux études. Lorsqu'on a décidé d'habiter ensemble on savait qu'elle allait perdre son chèque après un an de cohabitation. Alors on avait calculé combien elle devait gagner pour qu'on ait le même budget... eh bien elle aurait dû se trouver un travail à temps plein à 10$/heure pour qu'il nous en reste autant. Alors il fallait vraiment qu'elle veule retourner sur le marché du travail pour décider de le faire quand même à 7$/heure.

Pour ce qui est des autres programmes sociaux... c'est bizarre, je contribue à tous ces programmes et je n'en profite pratiquement jamais... à part 8 mois où j'ai reçu du chômage sur les 20 années que j'en ai payé. Les rentes... y'a de grosses chances que je n'en profite jamais car la caisse serait vide lorsque mon tour sera venu. Les congés parentaux... trop tard, je vais en payer pour le reste de ma vie et j'en prendrai jamais. L'assurance automobile... Trouvez vous ça normal que les victimes d'accident à cause d'un cave qui était saoul retire moins d'argent que le gars qui conduisait? Encore là, abus parce qu'on paie pas alors on a pas conscience de la valeur du service... Si c'était privé, le gars saoul aurait pas un $/?%& de cenne... Mais non, on a choisi que personne n'était responsable... (no fault), encore une autre preuve que le gournemaman ne sait pas responsabiliser les gens. Le monde a pas à être responsable de ses actes... je fume, je mange mal, je fais pas attention à ma santé... pas grave, quand je serai malade, le voisin qui fait attention à lui va payer pour moi...

Moi je suis tanné en tabarnac de me faire fourrer de tous les bords par tout le monde et de pas en avoir pour mon argent... J'aimerais ça être responsable de mes actes... payer pour mes affaires et arrêter de payer pour les profiteurs... Comme je disais, je n'ai rien contre les programmes sociaux... mais chu tanné en sacrement des ABUSEURS. Pis des abuseurs, y'en a partout... dans tous les domaines... qu'est-ce qu'on attends pour arrêter de les financer? Ben non... on sourit et on continue en se flattant d'être une société qui prends soin des gens...

Pis c'est pas vrai que les riches paient pour les pauvres... moi je ne me sens pas riche du tout et je paie en tabarnac. Je paies des impôts au maximum, des taxes au maximum, l'assurance chômage, les rentes, les taxes scolaires, les taxes municipales, l'assurance auto (SAAQ), les taxes sur l'essence, l'assurance parentale, etc... et je ne profite pratiquement d'aucun de ces avantages... 6 mois de chômage en 20 ans, 2 accidents d'auto en 22 ans et chaque fois juste de la tôle froissée, des routes en très mauvais état, heureusement, je ne suis pratiquement jamais malade, en tout cas pas assez pour devoir aller me faire soigner par un médecin, donc je n'ai pas souvent affaire à notre système de santé qui fait vraiment pitié... et en passant, le problème ce n'est pas la qualité des soins... le personnel n'a rien à se reprocher, le problème c'est l'accessibilité. Mes enfants vont à l'école et je peux vous garantir que c'est loin d'être gratuit... et j'en passe

Bon, je vais m'arrêter là, je dois retourner travailler pour payer des impôts et toutes sortes de déductions sur ma paie qui vont servir à financer les abuseurs...

samedi 28 juin 2008

Avez vous la fibre patriotique?

Avez vous encore la fibre patriotique? Pas moi... Le 24 juin ne représente plus rien pour moi. D'ailleurs, je suis de moins en moins fier d'être un québécois. Surtout lorsque je vois les artistes, animateurs et autres participants aux célébrations de "La fête Nationale du Québec" tenir des propos que je qualifierais de racistes sur des scènes importantes comme celles de Québec et de Montréal. Lorsque je les entends parler de "Québécois pur laine" et dire "On était là avant eux", le poil me dresse sur le corps.

Ces mêmes québécois qui en ont raz-le-bol et ne cesse de reprocher aux Autochtones de tenir ces propos pour revendiquer des privilèges utilisent maintenant la même stratégie. Sacrement, serait peut-être temps d'évoluer. Dans une ère où on a de plus en plus besoin de l'immigration parce que les québécois sont maintenant trop égoïstes pour se reproduire, si on ne veut pas voir notre population continuer de fondre à vue d'oeil et se ramasser avec environ le tier de la population qui va travailler pour faire vivre les deux autres tiers il va falloir arrêter d'empêcher des étrangers de s'intégrer à notre société. Non, non, non, je ne dis pas qu'il faut changer nos valeurs et nos principes pour faciliter l'immigration, mais quand même, il ne faudrait pas dévaloriser et mettre de côté tous les immigrants qui veulent s'intégrer et participent à l'évolution de notre société.

D'ailleurs, je ne serai pas plus fier de fêter la fête du Canada le 1er juillet. Je ne me suis jamais vraiment senti fier d'être Canadien. La plupart des québécois d'ailleurs ne sont pas très contents d'être canadiens, sauf quand c'est le temps de bénéficier du fait que certaines provinces sont plus rentables que la nôtre et doivent donc nous verser de l'argent... C'est pas mon cas, je rêve du jour où le Québec cessera de dépendre des autres provinces, assumera le fait qu'on a peut-être pas les moyens de se payer certains programmes sociaux et surtout pas les moyens d'avoir autant de fonctionnaires pour une aussi petite population et qu'on va arrêter de vivre au-dessus de nos moyens. Chez nous, quand mon budget balance pas, je vais pas voir le voisin pour qu'il me donne de l'argent, j'augmente mes revenus ou bien je diminue mes dépenses, y'a pas d'autres façon d'équilibrer un budget.

En passant, pour ceux qui ne croient pas que nous sommes la province la plus imposée au Canada, rendez vous sur le site de Ernst and Young (qui est une firme mondiale spécialisée en investissement, fiscalité et comptabilité), entrez votre salaire annuel et comparez le montant d'impôt que vous payez par rapport au montant que vous paieriez si vous habitiez une autre province. Et n'oubliez pas que ce montant n'inclus pas la TVQ et toutes les autres taxes que l'on paie à gauche et à droite comme la taxe sur l'essence et autres taxes déguisées comme Hydro-Québec, SAQ, etc...

Amusez-vous bien et n'hésitez pas à réagir, je sais que ça vous démange ahahahahahah

dimanche 15 juin 2008

Notre fondateur, Samuel de Champlain.

Puisque nous célébrons cette année le 400e anniversaire de la fondation de Québec (Québec a été officiellement fondé le 3 juillet 1608), j'ai décidé de faire ma part en écrivant, à l'occasion, des faits historiques concernant la ville de Québec, ses fondateurs ainsi que les personnalités qui ont marquées son histoire et que vous n'entendez pas souvent. Il ne faut pas se cacher que plusieurs faits historiques sont souvent omis ou volontairement cachés à cause de la mauvais impression qu'elle pourrait laisser. Plusieurs faits ne sont pas enseignés dans les cours d'histoire ou sont même absent dans plusieurs livres d'histoire.

Le premier fait que je veux vous faire connaître concerne le fondateur de Québec, Samuel de Champlain.

Saviez vous qu'en 1610 le bon Sam (permettez moi d'utiliser un ton familier), alors qu'il était âgé d'environ 33 ans, a épousé, durant un de ses séjours en France, la très jeune Hélène Boullé qui n'était alors qu'une fillette de douze ans? D'ailleurs, à cause de l'âge de celle-ci, (eh oui, même en 1610, une fillette de 12 ans était considérée comme mineure), le contrat de mariage ne pouvait prendre effet que deux ans plus tard. Cependant, notre bon Sam a quand même reçu 4500 livres comme dot. À croire que même dans ce temps là, être criminel, c'était pas si grave que ça. Ça explique peut-être pourquoi le Québec est aujourd'hui encore le paradis des pédophiles et aussi un des endroits où on punit le moins les criminels.

Ah oui, j'oubliais, pour ceux qui doutent de ce fait historique, c'est en l'honneur de sa jeune femme qu'en 1612 il donna le nom d'île Sainte-Hélène à une île du Sait-Laurent devant Montréal.

Source : agencebretagnepresse.com, wikipédia et plusieurs autres sites web.

Semaine vraiment pénible

Bonjour tout le monde.

Je sais, ça fait longtemps que je ne vous ai pas écrit mais disons que la dernière semaine, j'avais pas vraiment l'esprit à ça. La semaine a été vraiment "merdique". J'ai réussi à faire sortir mes deux derniers chauffeurs seulement jeudi. Pas besoin de vous dire que j'avais hâte de mettre tout le monde sur la route. Sans oublier que ceux qui sont revenu de leurs voyages mardi ou mercredi n'avait rien pour repartir sur la route...

Certains chauffeurs m'appelaient tous les jours pour me demander si j'avais quelque chose pour eux. Malheureusement, je n'avais rien et je ne savais plus trop quoi leur répondre. Il fallait gérer l'ancienneté, les caprices de certains chauffeurs, etc... Je savais également comment ces gars se sentaient car j'ai déjà été à leur place et c'est pas facile d'être à la maison à attendre un appel pour enfin partir travailler. Je prenais peut-être ça trop à cœur mais je me sentais vraiment mal de pas avoir plus de travail et même un peu responsable.

Heureusement, pour cette semaine, ça s'annonce bien. J'ai déjà sept chauffeurs qui partent en fin de semaine. J'en ai aussi trois qui sont déjà cédulés pour partir lundi. Il me reste donc quatre chauffeurs à faire partir lundi et mardi et j'ai déjà un voyage qui me reste de disponible à partir lundi. Un de ces chauffeurs ne peut partir que mardi et j'ai déjà aussi un voyage pour lui. Donc, en résumé, c'est tout le contraire de la dernière semaine et ça fait vraiment du bien. Finalement, les téléphones et la sollicitation que j'ai fait pendant la semaine a porté fruits on dirait.

Donc, retour à la normale, je vous reviens plus tard avec d'autres détails...

samedi 7 juin 2008

Déprime...

Je suis un peu déprimé depuis quelques jours... pourquoi?

J'ai 16 chauffeurs à faire rouler. En fin de semaine, j'en avais 8 qui étaient prêt à partir Samedi ou Dimanche et j'avais 2 voyages de disponibles. En plus, à 16h00 vendredi, j'apprends qu'un de ces 2 voyages est remis et ne partira que lundi. Heureusement, mon confrère du côté canadien avait besoin de quelques chauffeurs pour démarrer sa semaine, dimanche soir, avec quelques petits voyages à faire à Montréal. Donc je lui ai "prêté" 3 chauffeurs, mais ces gars là vont revenir lundi en fin d'après midi et je devrai leur trouver autre chose pour repartir mardi.

Puisque 5 autres chauffeurs veulent partir lundi, j'aurai 9 chauffeurs qui se partageront 3 chargements qui seront disponibles lundi (pour l'instant). Mardi j'en aurai donc encore 11 qui voudront partir et j'ai pas grand chose pour l'instant pour le reste de la semaine.

Vous direz peut-être que je prends ça trop à cœur, mais de savoir que j'ai des chauffeurs qui sont chez eux à attendre pour partir, ça me dérange énormément. Je sais ce que c'est, j'ai vécu ça moi aussi. J'ai fait quelques téléphone jeudi et vendredi pour essayer de faire sortir quelques voyages cachés mais sans résultats.

Ça fait changement de la semaine dernière (ma première journée comme responsable des sortants) où j'avais 8 voyages à faire partir pendant la fin de semaine. J'ai eu à peine le temps de respirer, mais hier, disons que j'avais pas mal de temps libre..

Reste à espérer qu'un miracle se produira lundi matin et que plusieurs clients auront du travail à nous donner...

Réaction au commentaire de "Train de la nuit"

Merci pour les compléments d'info "Train de la nuit". Lorsque j'ai arrêté de conduire, ils étaient déjà en train de refaire les booth du coté de Détroit (en direction Canada) et ils avaient fini d'installer les nouvelles booths avec les balances (a gauche du Duty Free).

Pour répondre à ta question :"pourquoi les chauffeurs de camions ne déclaraient pas leur vrai poids au pont de l'Ambassadeur. Après tout, ce n'est pas mon argent, c'est celle de mon patron (qui en passant le facture aux clients...)" Eh bien premièrement, on ne facture pas les péages au client. Lorsque qu'on négocie le prix, on essai de tenir compte des péages qu'on devra traverser mais je te dirais qu'en général, ça ne change pas grand chose dans le prix du transport. On réussi à peine à faire monter les prix malgré le coût du diesel qui monte en flèche alors on pense même pas aux péages.

Deuxièmement, moi j'ai toujours fait ce que je pouvais pour faire sauver de l'argent à la compagnie pour qui je travaillais, et ce, peu importe le domaine dans lequel je travaillais. Par exemple, quand j'étais chauffeur, j'essayais d'éviter les péages lorsque c'était possible sans trop faire un long détour, j'utilisais la route la plus courte lorsque c'était raisonnable, j'essayais de faire le plein aux endroit ou le diesel était le moins cher, etc... Je me suis toujours dit que plus ma compagnie fait de l'argent, plus j'aurai de chance d'être mieux payé et de garder ma job car une compagnie rentable ne ferme pas ses portes.

Les temps sont très dur dans le transport et ça ne s'arrangera pas dans les prochains mois, alors chaque dollar économisé compte...

dimanche 1 juin 2008

Réaction à l'augmentation du péage à Détroit/Windsor

Je n'étais pas au courant que le péage à Détroit avait augmenté. C'est la première fois que j'en entends parler et je n'ai pas trouvé d'autres sources sur ce point que la réaction d'un lecteur du blogue (ti-brinrigoleur). Est-ce qu'il y a eu un article ou un reportage quelque part là dessus? Est-ce en direction du Canada ou en direction des USA ?

Si c'est en direction du Canada, c'est pas plutôt parce qu'ils se font avoir depuis tellement longtemps qu'ils ont décidé de se reprendre? Parce que puisqu'ils n'avaient pas de balances pour vérifier notre poids, quand ils nous demandaient comment on pesait, la plupart des chauffeurs disaient tout le temps qu'ils pesaient 40 000 ou 45 000 livres alors qu'en réalité ils en pensaient 70 000 ou 80 000 pour ne pas payer le plein tarif.

J'ai toujours été contre les "tolls" sauf si ça faisait en sorte d'avoir plus de routes et en meilleur état. Mais ils ont le beau rôle, on a pas le choix de passer par là. En plus, ils viennent juste de refaire complètement les installation de péages en direction du Canada, en y ajoutant justement des balances, il faut que ça se paie et ça sortira pas de leurs poches mais plutôt des nôtres.

Comme d'habitude, c'est le transport qui va payer... diesel à un prix dérisoire, péages de plus en plus nombreux et de plus en plus dispendieux, permis de plus en plus nombreux et chers, etc... Et pourtant, les expéditeurs ne paient pas beaucoup plus cher qu'il y a 5 ans. Un jour, va falloir que ça se rééquilibre.

Si ça se passait dans le domaine de l'agriculture, y'aurait immédiatement des fonds d'aide et des subventions de débloqués comme ils ont fait pour supporter le bœuf et le porc, ou encore lorsque les récoltes sont moins bonnes pour toutes les raisons inimaginables... mais malheureusement, on est pas des fermiers, on est juste des camionneurs alors on doit s'arranger avec nos problèmes.

Merci d'avoir souligné ce point "ti-brinrigoleur".

samedi 31 mai 2008

Journée épuisante

La première journée a été plutôt épuisante. J'ai dû me débrouiller seul toute la journée. L'autre dispatch ne m'a pas du tout aidé. Au contraire, chaque fois qu'il avait une occasion de faire en sorte que je me casse la gueule, il me transférait l'appel et espérait que je rate mon coup. Heureusement, je crois que j'ai réussi à bien répondre à la pression. Je ne crois pas avoir fait d'erreurs grave.

Le vendredi est la plus grosse et la plus exigeante journée de la semaine. Il ne faut pas oublier non plus que j'avais dormi seulement 4 heures la nuit précédente et que j'étais debout depuis 2h du matin. J'ai dû distribuer tous mes voyages sortant et faire les papiers de douanes de tout le monde pratiquement tout seul.

À la fin de la journée, j'étais vraiment épuisé, je dirais même exténué. J'ai terminé ma journée vers 18h30 et je dois retourner au bureau aujourd'hui pour changer de bureau avec le dispatch canadien. Je vais en profiter pour faire les papiers des deux chargements que je n'ai pas pu faire hier parce que je ne les avais pas encore reçus.

En résumé, ça c'est plutôt bien passé pour un gars qui ne savait pas encore ce qu'est le métier de répartiteur il y a même pas 4 mois. Le coup d'envoi est donné, reste à voir comment la suite va se passer.

En passant, merci à ceux qui m'ont laissé des commentaires d'encouragement. J'ai beaucoup apprécié.

vendredi 30 mai 2008

Insomnie...

Ça fait une semaine environ que le boss nous a annoncé son intention de m'attribuer la tâches des voyages sortants et que l'autre répartiteur US s'occupe, lui, des voyages de retour. Je m'attendais à ce que ça se fasse probablement à partir du 9 juin.

Hier matin, j'ai appris que le changement se ferait plus rapidement que prévu. Mon patron à insérer un mémo dans l'enveloppe de paie des chauffeurs US leur annonçant les changements de tâches et que le tout serait effectif dès lundi prochain (3 juin). Donc, aujourd'hui, mon nouveau poste de répartiteur des voyages sortants va débuter. En effet, puisque c'est désormais moi qui suis responsable d'envoyer les chauffeurs sur la route, je dois aujourd'hui m'occuper que les voyages qui devront partir durant la fin de semaine ainsi que lundi matin soient non seulement attribués aux chauffeurs mais aussi qu'ils soient chargés dans les remorques et prêts à partir. C'est donc moi qui devrai décider de qui part avec quel voyage...

Pas besoin de vous dire que j'ai mal dormi. D'ailleurs, ça faisait déjà une semaine que j'avais de la difficulté à dormir et que je me levais tôt, mais ce matin, je me suis réveillé à 2h00 du matin et je n'ai pas pu me rendormi, alors à 3h30, j'ai décidé de me lever. J'ai la tête pleine d'interrogations et de points que je ne veux pas oublier... J'ai un peu peur et en même temps j'ai hâte... c'est vraiment bizarre comme sensation.

Alors je me lance, je plonge les yeux fermés et j'espère que l'eau ne sera pas trop froide et que le saut ne sera pas trop haut!

Bonne fin de semaine tout le monde!

dimanche 25 mai 2008

Les temps sont durs pour le transport.

Le transport est en crise et il y a plusieurs raisons à cette crise. L'une de ces raisons est la diminution de l'exportation. L'économie des États-Unis connaît des jours difficiles. Et n'en plaise aux anti-américains, la majeure partie de nos exportations, soit environ 80%, se fait vers les États-Unis.

En 2005, nos exportations aux États-Unis se chiffraient à 368.25 Milliards, en 2006, 360.96 Milliards et en 2007, la diminution s'est poursuivi et nos exportations se sont chiffrés à 355.18 Milliards. Cela représente une diminution de 13 Milliards de dollars en 3 ans (source: Statistique Canada).  Il ne faut pas oublier que ces exportations devraient normalement augmenter en suivant le taux d'inflation qui se situe entre 1 et 2% par années. Donc nous avons une perte totale de plus de 20 Milliards. Conséquence directe, moins d'exportation égal moins de transport.

Ensuite, il y a la montée des prix du pétrole. Le prix du diesel aux États-Unis a grimpé de 1.69$ le gallon depuis un an. Il est passé de 2.803$ le gallon (0.740$ le litre) à 4.497$ le gallon (1.188$ le litre). Le prix du transport des marchandises lui n'a pratiquement pas augmenté. Il commence à peine à prendre de la valeur. Savez-vous qu'au prix où est rendu le litre de diesel, il en coûte autour de 55¢ par kilomètre parcouru par un camion? Soit 140$ environ pour aller de Québec à Montréal (260km).

Un autre malheur qui frappe l'industrie du transport est le pénurie d'employés. Particulièrement en ce qui concerne les chauffeurs. C'est une très bonne nouvelle pour les travailleurs, mais c'est un autre facteur qui va rendre encore plus difficile l'avenir du transport. Sur ce point, un article paru dans la revue "l'écho du transport" fait état que selon une étude de la société Jobboom, "il faudra 5 000 nouveaux camionneurs annuellement au cours des cinq à six prochaines années pour combler les postes qui seront prochainement libres dans la province en raison des futurs retraités". Ce même article dit aussi que "Malgré toutes les prévisions économiques qui prévoient un ralentissement pour l’année 2008, l’industrie du transport continue quand même à manquer de personnel. Avec les camionneurs québécois qui ont une moyenne d’âge de 54 ans, parions que cette demande de personnel n’est pas prête de diminuer".

Je vous invite d'ailleurs à aller lire cet article, fort intéressant, sur le site de l'écho du transport en cliquant ici. Vous y lirez aussi qu'il ne faut pas se précipiter dans les écoles de camionnage sans connaître préalablement les durs conditions de travail qui vous attendent si vous décidez de pratiquer ce métier. Je sais, par expérience de certains de mes connaissances, que beaucoup de personnes s'inscrivent à ces cours, peu se rendront jusqu'à la fin et réussiront le cours et encore un faible pourcentage d'entre-eux continuera de pratiquer ce métier après six mois.

Une seule chose me rassure, la société aura toujours besoin de transport, c'est un secteur d'activité qui ne peut disparaître, car tout ce que vous consommez ou utilisez à la maison, au travail et dans votre vie quotidienne a été transporté à un moment ou à un autre avant de se retrouver entre vos mains. C'est une période difficile mais il n'y a pas d'issue, le prix du transport devra augmenter un jour où l'autre car pour l'instant, il ne reflète pas la réalité et est sous-évalué. Lorsque ce jour arrivera, il y aura une légère augmentation des produits à la consommation mais ce ne sera qu'un réajustement qui ramènera le prix au coût réel. Lorsque ça se fera, vous verrez également les prix des items importés de l'Asie augmenter parce que les bateaux aussi utilisent du diesel pour avancer!

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